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Les "petits" métiers d'ici et d'ailleurs

 

Attrapeur de chiens

Il suffisait de peu de chose pour débarrasser les rues des chiens errants. Deux personnes (semblant opérer sous l'oeil de la maréchaussée) un bourricot, un carriole et une sorte de caisse/niche de bois posée sur la carriole... plus un bâton avec un noeud coulant à son extrémité. Et hop ! Le chien dans la boîte et son propriétaire prié de venir le récupérer moyennant finance.

Voilà qui nécessitait bien peu d'investissements et pouvait rapporter gros.

Le torpilleur des rues

Ramassage des seaux hygiéniques dans des

  "conteneurs" bois ou métalliques

Le Rémouleur

Tirant ou poussant son "métier" dans les rues des villes et villages, il proposait ses services pour aiguiser couteaux, ciseaux et plus généralement tous les objets tranchants ou pointus. Il était très souvent accompagné d'un chien.

Marchandes de fruits

Installées sur le Pont Neuf de Toulouse. Abritées et bien emmitouflées... en attendant le client dans le froid, le vent et la pluie dans certains cas. Elles étaient peut-être venues à pied, comme une personne de notre connaissance qui, vers les années 1910/1920, faisait une vingtaine de kilomètres à pied pour vendre six œufs. Une autre époque.

Le Garde champêtre

Employé communal, il était présent dans chaque village et ses missions étaient aussi nombreuses que variées. Il faisait fonction d'appariteur, comme sur cette image, et annonçait "à la population" les événements à venir, la présence d'un marchand ambulant sur la place, les décisions de la municipalité, etc. Il avait aussi une activité de police municipale et traquait les braconniers ou les fauteurs de troubles dans le village. Il surveillait les propriétés agricoles et autres jardins potagers dans le but d'en éloigner les chapardeurs de salades ou de cerises. Souvent, il était aussi un peu croque-mort. Bref, l'homme à tout faire du village. Un bien brave homme, en général.

Une gaveuse d'oies

Beaucoup de nos lecteurs doivent avoir le souvenir d'une grand-mère se livrant à ce travail. C'était, et c'est encore, la seule solution pour déguster un foie gras digne de ce nom. On remarquera la corbeille pleine de maïs au premier plan.

C'était avant, avant que les pharmaciens, les chimistes et autres technoploutocrates bruxellois s'en occupent.

Ceux qui croient que le foie gras naît dans un emballage plastique au beau milieu des rayons de supermarché ont tout faux. Il faut des oies, du savoir-faire et beaucoup de travail avant de l'obtenir... mais quelle récompense !

Bon appétit pour vos repas de Noël avec ou sans foie gras.

 

Porteurs de glace

Ils allaient chercher des blocs de glace en haute montagne et, après avoir découpé ce qui restait à l'arrivée, revendaient les morceaux pour la conservation des aliments ou le rafraîchissement des boissons.

Cela n'a pas toujours été facile de mettre un glaçon dans son pastis.

Le Rétameur

Son travail consistait à recouvrir d'une fine pellicule d'étain les instrument de cuisine et à usage alimentaire.

L'arracheur de dents

Sans commentaire. La scène ne semble pas se passer à Quillan... mais quand-même... il devait y avoir du sport.

Le Langueyeur

Omniprésent sur tous les marchés et foires où l'on vendait des cochons, son travail consistait à examiner la langue des cochons, vendus ou à vendre, pour détecter les signes de la "ladrerie" de la bête.

La ladrerie est une maladie parasitaire provoquée par la présence de larves de certains ténias dans les muscles du cochon.

On pouvait, en examinant la face inférieure de la langue, déterminer si le porc était sain ou "ladre". La présence de kystes d'environ un centimètre de diamètre sous la langue indiquait que le porc était "ladre", donc impropre à la vente et à la consommation. Si la vente avait été faite avant l'examen par le langueyeur, cette vente était automatiquement annulée en cas de "ladrerie".